L’aménagement et la redynamisation des villes et villages demandent une planification, une réflexion de long terme, sous peine de se lancer dans une multitude de projets sans cohérence. En tant qu’échevine Ecolo, c’est cette réflexion que j’ai voulu porter à Mont-Saint-Guibert.

L’idée de redynamiser le centre guibertin et de proposer une vision d’aménagement fut bien accueillie par le Conseil communal, qui valida le lancement d’un projet de rénovation urbaine en juin 2014. Plus d’un an plus tard, le temps de désigner l’auteur de projet, la première présentation du processus à la population eut lieu dans une salle archi-comble en novembre 2015. L’étude pouvait enfin démarrer !

Première étape: l’élaboration d’un diagnostic qui rassemble toutes les informations utiles pour cerner les enjeux auquel est confronté notre centre-bourg dans un périmètre donné. Viennent ensuite quantités de « workshops », de réunions en CCATM (Commission communale Consultative de l’Aménagement du Territoire et de la Mobilité), en CRU (Commission de Rénovation Urbaine, créée pour l’occasion et qui rassemble des habitants), en Collège, avec l’administration, avec les forces vives de la commune (commerçants, ASBL…) incluant de nombreux allers-retours…
Une fameuse participation populaire ! Mais qui a fait aussi quelques déçus, évidemment: les idées pour améliorer le centre-bourg ne sont pas forcément toutes identiques. Prendre en compte toutes les sensibilités tient du compromis. Le Conseil communal et la Région wallonne devraient aujourd’hui valider le projet de rénovation urbaine en phase finale.

Et que retenir de cette étude ? Des voiries et des espaces publics redéfinis, des rues partagées aux piétons et cyclistes, un nouvel espace multimodal au pied de la gare de Mont-Saint-Guibert, la redynamisation des commerces et des activités de proximité, la construction de nouveaux logements où cela fait sens (près de la gare), le réaménagement de l’ancienne brasserie de Mont-Saint-Guibert… C’est un projet très ambitieux qui devra se concrétiser dans les années à venir et qui a pour but également de cadrer le développement immobilier. Celui-ci est bien trop souvent à l’unique initiative des promoteurs.

Cela prend du temps, mais nous avons là l’outil rêvé pour améliorer à long terme notre cadre de vie en collaboration avec la population.Que demander de plus ?

Catherine Berael, échevine de l’aménagement du territoire à Mont-Saint-Guibert

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