14 points étaient au menu, mais la digestion s’est brutalement arrêtée au point 6. Quelques mots d’explication s’imposent :

La majorité communale est, on le sait, ténue. Il suffit d’une absence pour que l’on doive composer avec le bon vouloir de l’opposition. Ces deux derniers conseils ont vu l’absence de l’élue socialiste (pour des raisons non contestables), mettant de facto la majorité en difficulté.

Lors du conseil du 23 mars, un point purement administratif (« approbation du rapport annuel sur l’état d’avancement de l’Agenda 21 Local ») a été vertement critiqué car il contenait trois coquilles (pas bien dangereuses il est vrai).  L’opposition insistant très fortement sur ce point, et en accord avec les services, nous avons alors reporté le point.

Un impératif : la Région Wallonne devait recevoir ce rapport pour fin mars, de sorte à pouvoir débloquer un subside de 16.800 € pour le conseiller en environnement.

Tenant compte des remarques de l’opposition, un nouveau rapport a été validé le 27 mars en collège et une demande de ratification lors du conseil suivant a été inscrite, histoire de tenir les délais.

Et là, lors du conseil du 24 avril, l’opposition, une nouvelle fois en nombre suffisant, a décidé de ne pas ratifier ce point en quittant le Conseil inopinément lors de la présentation de ce point, prétextant un vice de procédure. N’étant plus en nombre que pour pouvoir siéger, le Conseil a été clôturé, laissant le nombreux public pantois.

Quelques petites réflexions s’imposent :

  • Tout d’abord, nous constatons que, dès qu’un point concernant l’environnement est présenté, il attire systématiquement les regards méfiants. On frôle de façon limite le « green bashing ».
    Qui est visé de la sorte ? L’administration dans son ensemble ou le conseiller en environnement en particulier ? La majorité ? Ecolo ?
  • Ensuite, cette attitude met surtout en difficulté l’administration, et dans une moindre mesure le politique. Ce qui a été relevé comme erreur en mars ne résulte pas d’un problème de fond ou de choix politique, mais plus d’une imprécision administrative.
  • Finalement, ce jeu de la chaise vide aura potentiellement un impact financier pour les deniers publics. En effet, il risque de mettre en péril un subside de 16.800 € de la Région Wallonne. Tout ça pour un rapport…

Notre engagement politique a toujours été de donner le meilleur de nous-mêmes pour la commune et jamais nous n’avons bloqué un dossier pour des considérations purement politiciennes.

A l’heure où l’on constate un désintérêt croissant voire un climat de méfiance des citoyens envers le politique (faut-il rappeler les scandales Publifin ou Kazakhgate ?), cet épisode n’est pas propice à améliorer les choses.

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